• Journée 43 Léa P

    Récit d’une journée à Paris en 1943



    C’était une journée en 1943 à Paris. Une famille française se leva à 7h30. je vais vous raconter une journée marquante pour cette famille.

    Françoise, la femme préparait le petit déjeuner habituel qui était tranches de pain et eau. C’était une famille plutôt pauvre. Elle n’avait pas encore assez de provisions pour pouvoir quitter Paris et faire la longue et fatiguante marche pour s’installer dans le sud de la France.

    Claire leur petite fille avait à cette époque neuf ans. Elle était jeune et intelligente. C’était une fille plus mûre que son âge. Elle comprenait malheureusement le malheur et l’horreur qui se passaient à ce moment là à Paris à cause de l’occupation des nazis et qui s’acharnaient sur les familles pauvres ou malades. Le père, lui, dont on ne connaîtra jamais le nom était malade. Il souffrait d’une insuffisance cardiaque, son médecin le lui avait dit quelques temps plus tôt.

    A huit heures et cinquante minutes, Claire alla chercher du pain ainsi que trois pommes à l’aide d’un ticket de rationnement dans un centre de ravitaillement. Elle vit des Allemands frappés aux portes d’une rue voisine. Elle s’avança un peu et devina que cette patrouille cherchait des juifs cachés dans certains appartements.

    Claire continua son chemin. Au centre de ravitaillement beaucoup de gens non-juifs attendaient. Elle fit donc la queue. Claire attendit une heure et vingt-cinq minutes avant de pouvoir prendre la ration de pain et les trois pommes, pas une de plus. Elle avait du prendre auparavant les cartes d’identité d’elle et de ses parents pour prouver qu’ils étaient bien trois dans l’appartement. Cette ration était quotidienne. Claire ne profitait jamais d’une pomme ou d’une miche de pain en plus. Non, elle était toujours honnête, comme ses parents d’ailleurs.

    Au retour, Claire s’engagea dans une petite ruelle qui amenait dans la rue principale où elle habitait. Dans cette ruelle, elle vit deux juifs : une femme et son enfant, se faire attraper par trois Allemands armés. Claire était impuissante. Elle tourna la tête car elle entendit trois enfants rentrer chez eux après être partis chercher leur ration de nourriture. Et quand elle se retourna, elle aperçut juste au fond de la ruelle cette femme et son enfant rentraient dans une voiture des forces allemandes. Ces Allemands les avaient attrapés et ils allaient partir en Pologne au camps d’Auschwitz Birkenau et ils étaient condamnés à mourir. Cela, claire le savait. Elle avait quelques jours avant dû assister à l’arrestation d’une de ses amies et ses parents, juifs. Françoise lui avait dit : « Claire tu ne les reverras plus, dit leur adieu » . Cette phrase Claire s’en souviendrait toute sa vie.

    Elle rentra quelques minutes après. Sa mère, pendant ce temps, avait eu peur. Elle croyait que Claire avait été attrapée ou kidnappée. Françoise entendit la porte s’ouvrir. Elle crut que des allemands entraient mais elle vit Claire avec la ration de nourriture et les trois cartes d’identité.

    Il était douze heures et cinquante minutes. Françoise mit la table en posant juste trois verres, trois assiettes, un couteau, un pichet d’eau, la grosse miche de pain et les trois pommes qui étaient déjà à quelques endroits abîmés. Pendant ce temps, Claire lisait un recueil de poèmes que ses parents lui avait offert pour ses sept, huit et neuf ans. Elle ne l’avais pas encore fini. Son père, lui, lisait le journal.

    Ils se mirent à table. Françoise coupa le pain en deux et coupa une moitié en trois. La ration étant pour le déjeuner et pour le dîner il ne fallait pas trop dépenser en un repas. Puis elle leur versa de l’eau dans leur verre. Le repas se passa calmement et rapidement. 

    Une heure plus tard, ils décidèrent de se promener. Il faisait beau. Ils marchèrent jusqu’au parc. Là, ils virent sur la porte d’entrée du parc « interdit aux chiens et interdit aux juifs. » . ils entrèrent. Il n’y avait personne. Claire fit du toboggan plusieurs fois et puis elle s’arrêta. Elle aperçut un juif (elle avait appris à l’école que les juifs portaient une étoile pour signifier qu’ils étaient juifs) courir et plus loin derrière un Allemand avec une mitraillette qui tirait dans tous les sens pour le tuer. Françoise cria et obligea Claire à se baisser pour éviter qu’elle soit touchée. Le juif fut touché à la jambe et il s’écroula. Le sang coula sur le trottoir et Claire vit la cruauté qu’avaient les Allemands envers les juifs. Claire descendit du toboggan et demanda à ses parents de rentrer. Vous pouvez imaginer la suite pour le juif.

    Il était dix-huit heures. Claire pleurait. Son père venait de mourir. Françoise pleurait aussi. Il venait d’avoir une crise cardiaque. Claire regardait tristement son père qui avait les yeux fermés et qui était allongé sur le lit. Ses larmes coulaient sur sa joue. Elle se coucha, sans manger, avec sa mère et contre son père dans le lit. Claire se rappellera toujours de cette journée. La cruauté des Allemands. La mort de son père l’avaient démunie de toute envie de vivre. Pourtant Claire vécue longtemps et eue des enfants et des petits enfants à qui elle raconta son horrible journée, cette journée que je viens de vous raconter.

     

     

    Source :

    http://www.ajpn.org/images-search/1402431494_Paul-and-Melanie-Dard-and-Eliane-Munier-1944[1].jpg

    Nom :

    Avis de recherche de la famille DARD

     




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